Osmocosmo

Centre de la Photographie, Genève

 

Juin 2019 -  Août 2019

 

L’exposition Osmoscosmo tente de mettre en résonance deux univers physiques décrits 
comme dynamiques, comme pas immobiles, pas stables, pas fixes, pour reprendre les 
paroles de Jean-Pierre Vernant. Ces univers physiques sont Eros et Cosmos.

 

La liste des artistes s’étend de Thomas Ruff à Grazia Toderi/Orhan Pamuk,

de Lee Lonzano à Tomas Saraceno et de Pierre Keller à Betty Tomkins,

voir de Collier Schorr à Boris Mikhailov ou Elke Krystufek, de Björn Melhus à Manon 

et de Gianni Motti à Linda Fregni Nagler à Nobuyoshi Araki ou encore à Bruce O’Connor, 

sans oublier Wolfgang Tillmans ou Katie Paterson. L’exposition ne sera ni mono-sexuelle

ni monoculturelle. Mais elle se limitera à la cosmologies occidentale qui lie si étroitement

la divinité d’éros à la naissance de l’univers entiers.

 

De la même manière que l’univers n’est pas neutre (voir les dernières visées de la 
République populaire de Chine sur la lune), Eros est aussi marqué culturellement, 
socialement et bien sur politiquement.

 

Ainsi un point important dans l’exposition, constituera se réfèrera aux pratiques

artistiques des années 1970, qui mettaient en question les rôles des hommes

et des femmes. Cette “revolution sexuelle” a aussi changé les representation

d’éros dans le monde occidental. La célèbre exposition.

Transformer en 1974 a largement rendu compte de cette thématique, en présentant 
des artistes tels qu’Urs Lüthi, ou Katherina Sieverding, D’autres artistes de la meme 
génération, tel que Manon, Michel Journiac ou Brigitte Jürgensen, pas present dans
l’exposition y compte tout autant. 

 

Si tous ces artistes travaillaient à partir de l’héritage de Man Ray, Marcel Duchamp 
et Pierre Molinier, les artistes d’aujourd’hui s’appuient sur des figures découvertes 
durant les vingt dernières années, tel que Francesca Woodman ou Claude Cahun. 


La culture du selfie aidante, nous rencontrons de nos jours de plus en plus des jeunes 
artistes femmes qui se représentent souvent eux-mêmes sous des aspect érotiques, 
ayant apprit de leurs aîné, partant du constat qu’on est jamais aussi bien servi 
que par soit meme. C’est le syndrome du modèle qui a prit la place du photographe.

Seront aussi inclus dans l’exposition des artistes, tels que Leigh Ledare (ancien assistant 
de Larry Clark), se mettant en scène avec sa mère ou Shigeyuki Kihara, transgenre, qui 
explore des questions de genre dans les culture des îles du pacifique.

 

Certaines œuvres comme ceux de Fred Lonidier, Michael Snow ou plus récemment

Dorothée Elisa Baumann apporterons aussi une lumière critique sur l’industrie de la photographie 
érotique des années 70, vue la marchandisation extreme de cette sorte de production
d’images, voir meme de nos jours Roman Pyatkovka qui propose un érotisme hors 
de toute instrumentalisation par les politiques de reproductibilité.

 

 

 

 

 

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